2020

AGENCE

« Agence » est une initiative internationale basée à Bruxelles qui a été fondée en 1992 par Kobe Matthys. Agence est une « liste de choses » issues de controverses publiques récentes ou historiques de par le monde, des affaires judiciaires qui toutes relèvent de la propriété intellectuelle (droit d’auteur, protection de marques ou brevets, plagiat, copie, usages déloyaux, etc.). Le concept colonial de propriété intellectuelle repose sur l’hypothèse fondamentale de la séparation entre culture et nature et par conséquent entre expressions et idées, créations et faits, sujets et objets, humains et non humains, originalité et tradition, individus et collectifs, esprit et corps… . Chaque « chose » ou controverse sur la liste, témoigne d’une résistance en termes de ces divisions. Agence présente ces thèmes (de discussion) sous forme d’expositions, de performances, de rencontres ou de publications.

 

Biographie

Parmi les récentes présentations d’Agence :  KIOSK, Gand (2018-19); La Verrière – Fondation d’entreprise Hermès, Bruxelles (2014) ; Objectif Exhibitions, Anvers (2011) ; Animism (Extra City, Anvers, 2010) ; Le Plateau, Paris (2010) ; Contemporary Art Museum, St Louis (2010) ; PhotoCairo 4 – CiC Le Caire (2009) ; Unscene – WIELS, Bruxelles (2009); Agence fut nominée au Visible Award en 2017. En 2020, Agence sera exposée à la HKW – Haus der Kulturen der Welt à Berlin.

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker, née à Uccle en 1929, vit et travaille à Bruxelles. Menant ses premières expériences artistiques dans l’architecture et le design, puis styliste de 1962 à 1972, Jacqueline Mesmaeker se consacre ensuite à l’étude des problèmes visuels. Elle analyse non sans humour les questions visuelles et textuelles à travers le dessin, l’installation ou la vidéo, utilisant volontiers des photos d’archives, de films, de cartes postales ou encore des bribes de textes et d’objets qu’elle collectionne au fil du temps. Diplômée en 1967 de l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, où elle fréquente l’atelier de Georges de Vlaminck, et de l’Ecole nationale supérieure des arts visuels de La Cambre – où elle enseignera de 1979 à 1984 -, elle façonne une œuvre influencée par le conceptualisme romantique et littéraire du maître belge Marcel Broodthaers.

 

Biographie

Jacqueline Mesmaeker a eu des expositions personnelles à : La Verrière – Fondation d’entreprise Hermès, Bruxelles (2019), Rectangle, Bruxelles (2015), Galerie Nadja Villenne, Liège (2015, 2013, 2011), Gare du Congrès, Bruxelles – JAP (2012), (SIC), Bruxelles (2009), Établissements d’En Face, Bruxelles (2010 ; 2007), Palais des Beaux-Arts, Bruxelles (2005). Elle a participé à de nombreuses expositions collectives, e.a. : M HKA, Anvers (2018) ; (SIC), Bruxelles (2017) ; Projetcs Arts Centre, Dublin (2015) ; Extracity, Anvers (2014) ; MAC’s, Hornu (2014) ; Mu.ZEE, Ostende (2014) ; Unscene II, Wiels, Bruxelles (2012), Les Brasseurs, Liège (2003).

Joëlle Tuerlinckx

Joëlle Tuerlinckx (née en 1958 à Bruxelles) explore la notion de contexte (lieux, architecture) dans toutes ses dimensions (historique, politique, culturelle) et entretient avec l’espace un rapport inextricablement physique et conceptuel. Ce sont encore les dimensions de temporalité présentes dans tout son travail, qui traversent et fondent véritablement son œuvre. S’interrogeant sur les conditions et conventions de monstration, de visibilité d’une œuvre, l’artiste utilise des procédures choisies volontairement hors du champ des arts plastiques, qu’elle emprunte et détourne pour explorer ou proposer des modalités toujours autres. Elle interroge les limites, l’infinitude d’un processus, d’une idée, d’un espace. Tuerlinckx aime les objets trouvés, les assemblages, les rapports et l’espace entre les choses plus que les choses en soi. De l’exposition, elle en a fait son medium, de l’atelier son instrument ; et son sujet récurrent qu’elle aime mettre en scène. Dans un monde qu’elle nomme parallèle, elle archive son œuvre selon une logique qui lui est propre et qu’elle ne cesse de réinventer.  

 

Biographie

Joëlle Tuerlinckx a gagné de nombreux prix pour son œuvre et ses livres ; ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections nationales et internationales ; parmi ses expositions monographiques récentes, citons : Dia Beacon, New York (2018) ; Centre international d’art et du paysage, Vassivière (2018), Kunstmuseum Basel/Museum für Gegenwartskunst, Bâle (2016) ; Haus der Kunst, Munich (2013) ; Arnolfini, Bristol (2013) ; Wiels, Bruxelles (2012) ; Reina Sofia, Palacio de Cristal, Madrid (2009) ; elle a également participé à Manifesta 10, Saint-Petersbourg (2014) ; à Manifesta 3, Ljubljana (2003) ; à Documenta 11, Cassel (2002).

Saddie Choua

Saddie Choua (1972, Bree, BE) vit et travaille à Bruxelles. À l’aide de tactiques méta-documentaires, l’humour, de ses propres images, la réappropriation et le collage de formats interculturels populaires et d’éléments autobiographiques, elle met en lumière le racisme, la discrimination à l’égard des femmes et de la classe sociale, ainsi que ses chats. Elle crée un nouveau monde imaginaire pseudo-réaliste à la fois très reconnaissable et totalement étranger. C’est sa façon de saper le langage (visuel) de nos médias et d’affiner le regard critique, autoréflexif et politique de son public. Le défi consiste à créer des situations qui révèlent les structures de pouvoir derrière les images que nous intériorisons et reproduisons. Choua révèle comment nous consommons les images et les dialogues sur l’autre et comment ils influencent notre image de soi et notre conscience historique. Elle explore comment elle peut parler et imaginer différemment d’une position subalterne, ou est-ce précisément le concept de « l’autre » qui l’enferme dans des images et des récits dominants ?

Biographie

Saddie Choua a exposé dans les institutions et galeries telles que BOZAR, Bruxelles, 2014 ; WIELS, Bruxelles, 2015 ; la Biennale de Marrakech, Marrakech, 2016; MU.ZEE, Ostende, 2016 ; Showroom, Sint Lucas School of Arts, Anvers, 2016 ; KIOSK, Gand, 2017 ; Festival Concreto, Fortaleza, 2017 ; Kooshk-Air Antwerp, Tehéran, 2018 ; Kanal-Centre Pompidou, Bruxelles, 2018-2019 ; Savvy Contemporary, Berlin, 2018 ; Akademie der Künste der Welt – Richas Digest, Cologne, 2018 ; Villa Empain, Bruxelles, 2018 ; Laboratoire Bx, Bordeaux, 2018 ; Contour Biennale, Mechelen, 2019. Son travail fait partie de collections privées et publiques nationales et internationales.

Sammy Baloji

Né en 1978 à Lubumbashi, Sammy Baloji est un artiste plasticien et photographe, ainsi que le co-fondateur des Rencontres Picha, une biennale de photographie et vidéo à Lubumbashi. Depuis 2005, il explore la mémoire et l’histoire de la République Démocratique du Congo. Son œuvre est une recherche perpétuelle autour du patrimoine culturel, architectural et industriel de la région du Katanga, ainsi qu’un questionnement des effets de la colonisation belge. Ses vidéos et séries photographiques soulignent la manière dont les identités sont façonnées, transformées, perverties et réinventées.  

 

Biographie

Baloji a participé aux Rencontres Africaines de la Photographie de Bamako en 2007, la biennale de Lyon en 2015, la biennale de Venise en 2015, au festival Photoquai au Musée du Quai-Branly en 2015, la biennale de Dakar en 2016 et la XIVe édition de Documenta en 2017. Ses œuvres ont été exposées au Musée Royal d’Afrique Centrale à Tervuren, au Kunstmuseum aan zee à Oostende, à la Tate Modern à Londres, à Africa Center à New York et au Smithsonian National Museum of African Art à Washington DC. Il a reçu plusieurs récompenses, notamment de la Fondation Prince Claus aux Pays-Bas, des Rencontres Africaines de la Photographie de Bamako et de la biennale de Dakar. Il a gagné le prix Rolex Mentor and Protégé Arts Initiative en 2014.